Dominique Potier
Député de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle
Audrey Bardot, suppléante







 
Vous êtes ici :
  Contact Lettre d'information Facebook Twitter


Vidéo à la une


Agenda
mercredi 30 novembre 2022

Détail de la journée

 A l'Assemblée nationale

09h00 Réunion avec Claire Waysand, Secrétaire Générale du groupe ENGIE

Assemblée nationale

10h00 Commission des affaires économiques - présentation de la communication du groupe de suivi sur l'inflation 

Assemblée nationale

11h00 Entretien avec Pierre Yves Le Borgn' et David Portales sur l'agrivoltaïsme 

Visioconférence

12h30
 
Entretien avec Eric Lombard, Directeur général de la Caisse des Dépôts
Téléphone
14h00 Interview avec Info Pro
Téléphone
14h30-19h00 Réunion de travail sur le projet de loi énergies renouvelables 
Assemblée nationale
19h30 Réunion de travail avec les représentations de la filière bois-forêt 
Paris
 
 
NEWSLETTER
Restez informés des actualités de Dominique Potier en vous inscrivant à la newsletter

 


> L'activité de votre député sur le site citoyen NosDéputés.fr



contactPermanence parlementaire
27 avenue du Maréchal Foch
54200 TOUL
Tel : 03 83 64 09 99
Fax : 03 83 64 31 05
Nous écrire

Actualités

Mercredi 6 novembre 2018

Sécheresse : la grande alerte du monde rural

Sécheresse : la grande alerte du monde rural

« M. Dominique Potier appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur l'urgence de reformer le système des calamités agricoles pour faire face à la crise agricole. En réponse à l'ampleur et la gravité de la sécheresse qui frappe l'agriculture française, il est capital que ce dernier puisse jouer pleinement sa mission de solidarité. Il en va de la survie d'une part significative de nos élevages, indispensables à l'économie et à l'emploi de nos espaces ruraux, de la souveraineté alimentaire de la France et de l'équilibre écologique de nos systèmes de production.
 

Or, le système des calamités pourrait en l'état exclure de façon ubuesque une part significative des éleveurs.
Le point de blocage principal réside dans la prise en compte dans l'instructions du régime des calamités agricoles d'un plafond de 3000 Unités Fourragères (UF) par Equivalent Vache Laitière (EVL), totalement désuet au regard des progrès de la génétique végétale et animale ainsi que de l'évolution des modes de production.

 

La deuxième aberration relève du mode de calcul du déficit minimum de 900 UF /EVL ouvrant les droits à indemnisation (soit 30% de la référence).

En effet, la perte de production estimée par l'enquête administrative est déduite du barème départemental et permet de calculer un solde résiduel de production fourragère. Or, lorsque cette donnée est soustraite en valeur absolue du plafond de référence, il peut conduire mécaniquement à un chiffre inférieur à celui du déficit minimum requis alors même que le pourcentage de perte réel est nettement supérieur.
 

A titre d'exemple, la Meurthe-et-Moselle a subi, sur environ 100 000 Ha (toutes productions fourragères confondues), une perte de 43% de ses récoltes en moyenne pondérée, soit 1900 UFL/EVL. Le barème départemental étant de 4100 UF/ EVL, le solde résiduel est de 2200 UF/ EVL. Une fois déduit du plafond de référence national de 3000 UF/EVL, nous obtenons une perte calculée de 800 UF/EVL... ce qui est inférieur au seuil minimum requis de 900 UF/EVL !
 

Sur le plan intellectuel, cette façon de compter mêlant valeurs absolues et relatives défie l'entendement... Elle génère sur nos territoires une terrible injustice ! L'exemple du Grand Est est particulièrement éclairant, avec 8 départements sur 10 ainsi mis "hors-jeu" ... Il est urgent de changer la donne.
 

Par ailleurs, d'autres écueils sont aujourd'hui identifiés sur le terrain, comme la non prise en compte des consommations estivales de fourrage par le cheptel ou la comparaison entre l'année du sinistre avec les cinq précédentes. Ce dernier point a pour conséquence de créer une double peine pour les territoires précédemment déjà frappés par la sécheresse.
 

Les pistes de réformes envisageable devront à notre sens porter sur la révision nationale et, le cas échéant, la régionalisation des seuils de références, sur un changement des modes de calcul permettant une association des données plus cohérente et enfin sur l'effacement des années de calamités (annulation ou référence standard) dans les moyennes quinquennales.
 

Pour faire face à la détresse des éleveurs, il souhaite savoir quelles concertations et quel calendrier le Ministre entend engager afin de rendre opérationnel le système des calamités et d'en optimiser l'effet à court et moyen terme. »

 
 
 
Assemblée nationale
CMS : Flexit©