Dominique Potier
Député de la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle
Audrey Bardot, suppléante






 
Vous êtes ici :
  Contact Lettre d'information Facebook Twitter


Vidéo à la une


Agenda
Mercredi 17 juin

Détail de la journée

A Paris et en circonscription

08h30-
09h30
Petit-déjeuner sur la place du biométhane dans le mix énergétique français
Maison de l'Amérique latine, Paris
09h00-
10h00
Réunion concernant la gendarmerie de Thiaucourt
- Représenté par Domitille Lécroart, collaboratrice parlementaire

Thiaucourt-Regniéville
09h00-
18h00
CMP proposition de loi fast fashion
Assemblée nationale
09h30-
13h00
Commission des affaires économiques
- Proposition de loi visant à renforcer la souveraineté alimentaire par le développement des circuits de proximité dans la restauration collective publique

Assemblée nationale
14h00-
14h45
Questions au Gouvernement
Assemblée nationale
14h45-
20h00
Séance publique
- Vote solennel améliorer l'accès au logement des travailleurs des services publics
- Vote solennel relancer les investissements dans le secteur de l'hydroélectricité pour contribuer à la transiiton énergétique

Assemblée nationale
16h00-
17h00
Groupe d'amitiés France-Palestine / Croissant Rouge
- Représenté par Camille Rougier, collaboratrice parlementaire

Assemblée nationale
18h00-
19h30
Réunion sur la réforme de la carte scolaire
- Représenté par Hugo Gaspar, collaborateur parlementaire

Toul
21h30-
00h00
Séance publique
- CMP proposition visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat
- Proposition constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République

Assemblée nationale
 
 
NEWSLETTER
Restez informés des actualités de Dominique Potier en vous inscrivant à la newsletter

 


> L'activité de votre député sur le site citoyen NosDéputés.fr


contactPermanence parlementaire
27 avenue du Maréchal Foch
54200 TOUL
Tel : 03 83 64 09 99
Fax : 03 83 64 31 05
Nous écrire

Actualités

Jeudi 31 mai 2018

A l'heure du bilan

A l'heure du bilan
Les Etats Généraux de l'Alimentation ont été une grande idée !

Par expérience, nous savions que le discours du président de la République à Rungis ne serait pas un coup de baguette magique pour résoudre les fragilités structurelles des marchés agricoles : une fragmentation de l'offre face aux oligopoles, la faiblesse des instruments de régulation des marchés avec une concurrence intra-communautaire stérile et, à l'horizon, le risque de dumping social et environnemental par le CETA et le MERCOSUR…

N'empêche, pendant 6 mois, à travers les travaux de 14 ateliers des EGA, s'est révélée une France capable de se rassembler et d'innover. Une grande espérance a été suscitée.

Il faudra collectivement s'interroger sur la façon dont cet élan a progressivement été brisé.

Le projet de loi proposé par le gouvernement est apparu à beaucoup comme un travail de finition par rapport au gros oeuvre engagé sous le précédent quinquennat en matière d'agroécologie et de qualité alimentaire.

Face à ce projet de loi timoré, les parlementaires socialistes, forts de l'engagement de plusieurs de leurs membres sur ces sujets (gaspillage alimentaire, maitrise des pesticides, régulation foncière), se sont pleinement investis dans la préparation de la loi.

Avec comme chefs de file Dominique Potier et Guillaume Garot, nos amendements – constructifs – reprenaient l'esprit des EGA avec une ligne politique claire : la justice économique pour les producteurs et la qualité alimentaire pour tous.

« C'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses » avait dit le président de la commission des affaires économiques au début du marathon parlementaire. Le moment venu, nous constatons que seule une poignée de nos propositions a été adoptée du bout des lèvres, alors qu'une large ouverture a été faite à celles venant de l'opposition de droite.Nos trois idées retenues ont en commun de donner à la société les outils pour se transformer elle-même : le label Haute Valeur Environnementale, l'agriculture de groupe et les contrats tripartites (producteur, transformateur, distributeur) pluriannuels et équitables.


Nous regrettons l'absence d'écoute et de dialogue sur des propositions aussi capitales que des objectifs de qualité nutritionnelle pour l'ensemble de l'alimentation produite en France, un encadrement du marketing alimentaire et une définition plus précise de l'éducation à l'alimentation, une stratégie nationale pour les grandes associations d'organisations de producteurs, une couverture nationale des plans alimentaires territoriaux, une gouvernance unifiée de la sécurité sanitaire, l'interdiction d'importation et de vente de denrées alimentaires traitées avec des molécules interdites d'utilisation dans l'UE.

Mais ce sont deux lignes rouges qui ont déterminé un vote contre cette loi : le refus de création d'un fonds d'indemnisation pour les victimes de produits phytopharmaceutiques – votée à l'unanimité au Sénat en janvier et défendue par un rapport de l'État – et des mesures d'urgence pour éviter les phénomènes d'accaparement des terres dans l'attente d'une loi sur le foncier agricole pour laquelle nous militons depuis des années.

Avec nos collègues sénateurs, nous allons continuer à être force de proposition lors de la navette parlementaire, en espérant rétablir le dialogue pour ne pas manquer ce rendez-vous de la transition agricole et alimentaire.
 
 
 
Assemblée nationale
CMS : Flexit©