Dominique Potier
Député de la 5e circonscription de Meurthe & Moselle
Martine Huot-Marchand, suppléante

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Agenda
mercredi 14 novembre 2018

Détail de la journée

En circonscription

9h30 - 12h30 Interventions au lycée Louis Bascan de Rambouillet sur le devoir de vigilance


En déplacement

18h30 - 20h30 Intervention sur le devoir de vigilance à la conférence du CCFD - Terre Solidaire Rhône Alpes
Lyon
 








 
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Actualités

Mercredi 6 novembre 2018

Sécheresse : la grande alerte du monde rural

Sécheresse : la grande alerte du monde rural

« M. Dominique Potier appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur l'urgence de reformer le système des calamités agricoles pour faire face à la crise agricole. En réponse à l'ampleur et la gravité de la sécheresse qui frappe l'agriculture française, il est capital que ce dernier puisse jouer pleinement sa mission de solidarité. Il en va de la survie d'une part significative de nos élevages, indispensables à l'économie et à l'emploi de nos espaces ruraux, de la souveraineté alimentaire de la France et de l'équilibre écologique de nos systèmes de production.
 

Or, le système des calamités pourrait en l'état exclure de façon ubuesque une part significative des éleveurs.
Le point de blocage principal réside dans la prise en compte dans l'instructions du régime des calamités agricoles d'un plafond de 3000 Unités Fourragères (UF) par Equivalent Vache Laitière (EVL), totalement désuet au regard des progrès de la génétique végétale et animale ainsi que de l'évolution des modes de production.

 

La deuxième aberration relève du mode de calcul du déficit minimum de 900 UF /EVL ouvrant les droits à indemnisation (soit 30% de la référence).

En effet, la perte de production estimée par l'enquête administrative est déduite du barème départemental et permet de calculer un solde résiduel de production fourragère. Or, lorsque cette donnée est soustraite en valeur absolue du plafond de référence, il peut conduire mécaniquement à un chiffre inférieur à celui du déficit minimum requis alors même que le pourcentage de perte réel est nettement supérieur.
 

A titre d'exemple, la Meurthe-et-Moselle a subi, sur environ 100 000 Ha (toutes productions fourragères confondues), une perte de 43% de ses récoltes en moyenne pondérée, soit 1900 UFL/EVL. Le barème départemental étant de 4100 UF/ EVL, le solde résiduel est de 2200 UF/ EVL. Une fois déduit du plafond de référence national de 3000 UF/EVL, nous obtenons une perte calculée de 800 UF/EVL... ce qui est inférieur au seuil minimum requis de 900 UF/EVL !
 

Sur le plan intellectuel, cette façon de compter mêlant valeurs absolues et relatives défie l'entendement... Elle génère sur nos territoires une terrible injustice ! L'exemple du Grand Est est particulièrement éclairant, avec 8 départements sur 10 ainsi mis "hors-jeu" ... Il est urgent de changer la donne.
 

Par ailleurs, d'autres écueils sont aujourd'hui identifiés sur le terrain, comme la non prise en compte des consommations estivales de fourrage par le cheptel ou la comparaison entre l'année du sinistre avec les cinq précédentes. Ce dernier point a pour conséquence de créer une double peine pour les territoires précédemment déjà frappés par la sécheresse.
 

Les pistes de réformes envisageable devront à notre sens porter sur la révision nationale et, le cas échéant, la régionalisation des seuils de références, sur un changement des modes de calcul permettant une association des données plus cohérente et enfin sur l'effacement des années de calamités (annulation ou référence standard) dans les moyennes quinquennales.
 

Pour faire face à la détresse des éleveurs, il souhaite savoir quelles concertations et quel calendrier le Ministre entend engager afin de rendre opérationnel le système des calamités et d'en optimiser l'effet à court et moyen terme. »

 
 
 
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