Dominique Potier
Député de la 5e circonscription de Meurthe & Moselle
Martine Huot-Marchand, suppléante

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samedi 19 octobre 2019

Détail de la journée

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9h00 Association Michel Dinet - Fête de la Fraternité
11h00 Association Nectar La Pichée - Fête de la soupe
Minorville
16h00 Vernissage de l'exposition du Foyer Rural
Sexey-les-Bois
17h30 Vernissage de l'exposition "Pompiers de nos villages"
Vaudigny
20h00 Amnesty International - Conférence "Génocide et Haine Ethnique, Rwanda, Burundi, Région des Grands Lacs"
Toul - MJC
 





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Actualités

Vendredi 11 décembre 2015

Empêcher que le monde se défasse

Empêcher que le monde se défasse
Le 10 décembre 1957, Albert Camus reçoit le prix Nobel de littérature. Celui qui était déconsidéré dans les années 50 et 60 parce qu'il n'avait jamais été subjugué par la vulgate marxiste. C'est un homme debout qui, à seulement 44 ans, prononce son discours devant les souverains suédois. Ce discours a été prononcé, selon la tradition, à l'Hôtel de Ville de Stockholm, à la fin du banquet qui clôturait les cérémonies de l'attribution des prix Nobel.

" Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. Héritière d'une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd'hui tout détruire, mais ne savent plus convaincre, où l'intelligence s'est abaissée jusqu'à se faire la servante de la haine et de l'oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d'elle, restaurer, à partir de ses seules négations, un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir. Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d'établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu'elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d'alliance. Il n'est pas sûr qu'elle puisse jamais accomplir cette tâche immense, mais il est sûr que, partout dans le monde, elle tient déjà son double pari de vérité et de liberté, et, à l'occasion, sait mourir sans haine pour lui. C'est elle qui mérite d'être saluée et encouragée partout où elle se trouve, et surtout là où elle se sacrifie."

 
 
 
 
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